SmartAddons jeudi, juin 30th, 2016 -Views

Sékou Traoré, réalisateur burkinabé.

C’est mon premier long métrage que je réalise avec le film «L’oeil du cyclone». Ce film a été récompensé par plusieurs prix au Fespaco 2015 dont l’Etalon de Bronze, et a obtenu également d’autres prix dans d’autres festivals. Il a fait l’ouverture officielle du Festival Vues d’Afrique 2015 à Montréal…
Avant ce film, j’avais réalisé un moyen métrage, j’avais co-écrit aussi une série Tv  de 20 x 26 minutes assez connue en Afrique de l’Ouest qui s’appelait «Le Nouveau Royaume d’Abou». J’ai aussi dans ma carrière réalisé plusieurs documentaires de 26 minutes.
Pour le cursus scolaire, j’ai eu ma licence cinéma à l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso, puis mes études de réalisation au Conservatoire Libre du Cinéma Français, et ensuite une maîtrise de Sciences du langage à la Sorbonne Paris V René Descartes.
J’ai été directeur de production sur plusieurs films du tchadien Mahamat Saleh Haroun, du burkinabé Dani Kouyaté. j’étais également dans l’équipe production deTimbuctu  de Abderhamane Sissako.
La situation du cinéma au Burkina évolue en dents de scie.
En effet après les années fastes (1985-1995) avec des grands films comme Tilai, Yaaba etc… de Idrissa Ouédraogo, Wendkuuni, Boudiam de Gaston Kaboré, le cinéma burkinabé est retombé dans une phase de léthargie.
Dans cette période de léthargie, il y a eu quelques sursauts d’orgueil avec des réalisateurs comme Dani Kouyaté (Sia, le rêve du python), Pierre Yaméogo avec «Tourbillon» puis «Moi et mon blanc»…Mais ce sursaut n’a été que de courte durée.Il a fallu attendre jusqu’en 2009 pour voir la production burkinabé remonter avec des nouveaux cinéastes comme Boubacar Diallo, qui se sont inscrits dans la dynamique de Nollywood avec des films populaires à petits budgets et rentabilisés presque entièrement dans les salles de Cinéma du Burkina Faso. Depuis lors, plusieurs cinéastes suivent le même chemin, ce qui donne aujourd’hui une moyenne de 7 à 10 films par an.
Côté financement ces films n’ont pas attendu l’aide de l’Etat puisqu’elle était presque inexistante depuis la fin des années dites « fastes » ;
Enfin depuis deux ans se met une nouvelle politique cinématographique au niveau du Ministère de la Culture du Burkina, avec un soutien un peu plus important aux films.
Selon nos dernières informations, le gouvernement est entrain de mettre en place courant 2015-2016 un nouveau fond conséquent pour le cinéma et la culture en général.
Festival de Khouribga.
Je n’ai jamais été au Festival de Khouribga, par contre je sais que plusieurs cinéastes Burkinabé y ont été et même distingués. Je sais aussi que ce Festival entretient de très bonnes relations avec le Fespaco.
Je vous souhaite donc un bon festival 2015.

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