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Le cinéma sénégalais invité d’honneur de la 18ème édition 2015

invité d’honneur de la 18ème
édition du F.C.A.K 2015

Le Sénégal figure parmi les pionniers du cinéma en Afrique subsaharienne. Dès 1960, des courts métrages reprennent le thème de l’exil, des rapports conflictuels avec les pays de tutelle et les problèmes de réinsertion des jeunes après leur retour tels Sarzan (MomarThiam, 1963) et N’Diongane (Paulin SoumanouVieyra, 1965). Ces films sont réalisés avec peu de moyens et le pays reste dépendant du soutien financier externe. Après l’indépendance, l’état sénégalais met en place des structures publiques pour consolider la production du cinéma national, sachant que la plupart des films produits durant la période coloniale sont dominés par des sociétés de distribution et d’exploitation occidentales (COMACICO, SEGMA).
L’audiovisuel permet donc d’atténuer l’analphabétisme et de dissimuler en quelque sorte la diversité des langues. Certes, le Sénégal est un pays francophone, mais les desideratas linguistiques y sont intenses. Le septième art le révèle en accordant une place prépondérante aux parlers régionaux, notamment à l’ouolof (wolof).
Suite à ce dynamisme, le pays contribue vivement à la constitution d’une cinématographie africaine.

L’Association des Cinéastes Sénégalais est un élément primordial de la création de la Fédération Panafricaine des Cinéastes, la FEPACI, en 1970, suite au premier FESPACO. Ousmane Sembène étale tôt le tricolore sénégalais sur la scène internationale. Il est considéré comme le premier cinéaste à réaliser un court métrage dans un pays africain indépendant avec Borom Sarret (1963), La Noire de …(1966), en passant par Le Mandat (1968), Emitai (1972), Xala (1974), Ceddo (1977), Camp de Thiaroye ( 1988), Guelwaar (1992), Faat-Kiné ( 1999), pour clôturer cette production professionnelle et régulière avec Mooladé (2004).
Il est à signaler que la pratique du documentaire reste un tempo lié au cinéma sénégalais. Ainsi, d’Ousmane Sembène à Djibril Diop Mambety, sans ignorer le nom de Moussa Yoro Bathily et Safi Faye,  la fiction est nuancée par une touche réaliste. Cette tendance s’accentue avec le numérique qui favorise l’accès, peu ou prou, au documentaire.
Reste à préciser que les nouvelles productions trouvent leur public grâce au Festival des Films des Quartiers, conçu comme une alternative suite à la fermeture des salles, et aux moyens d’échange en DVD.

 

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