dimanche, juillet 17th, 2016 -Views

Hommage : TAHAR CHERIAA à l’ombre du Baobab Parcours d’un cinéphile

Une partie de l’Histoire de l’humanité est l’œuvre des hommes et des femmes d’exception et celle(l’histoire) des cinémas africains ne fait pas exception. Des grandes figures l’ont marquée et leurs parcours méritent d’être contés.“TAHAR CHERIAA à l’ombre du Baobab”, un documentaire de Mohamed Challouf, se veut une consécration pour l’un de ces symboles qui ont fait l’histoire du 7ème art en Afrique et dont la notoriété dépasse de loin les frontières du continent : Tahar Cheriaa.

Le film invite le spectateur à entamer un périple dans les méandres de la vie mouvementée du combattant et militant progressiste Tahar Cheriaa aux côtés de ses pairs Ousmane

Sembene, Moustapha Alassane,Tawfik Salah et  tant d’autres.En effet, ce documentaire rend hommage à tous ces grands pionniers du continent qui ont jeté les bases d’une culture cinématographique made in Africa et qui se sont échinés pour que le 7ème art en Afrique trouve sa place méritée en tant que   

« moteur et fondement de civilisation et de développement » de la société africaine.

Avant d’aborder les combats du cinéaste, les premières minutes du film reviennent sur l’enfance de Tahar Cheriaa ; une enfance qui laisse présager une carrière autre que celle forgée dans le 7ème art vu qu’il était berger et son entrée à l’école n’était qu’un pur hasard.                

Ayant acquis une grande expérience dans l’organisation des festivals du cinéma africain, que ce soit en Tunisie ou en Italie, Mohamed Challouf a su dénicher et alimenter son œuvre de précieux extraits filmiques d’archives, tournés avec de nombreux cinéastes. Visionnaire, initiateur, unificateur du cinéma panarabe et panafricain,« nationaliste panafricain », telles sont les multiples facettes du père spirituel du cinéma tunisien et fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage révélées par les témoignages d’une pléiade de cinéastes tunisiens, africains et arabes.

A la fin du film, on voit un Tahar Chériaa parler avec amertume de voir la culture cinématographique dans son pays

« instrumentalisée » et au lieu d’être « un fondement », elle est devenue un « complément », moins encore « un loisir ».

Aujourd’hui, après la disparition de Tahar Chériaa, il reste à savoir si les cinéastes sont prêts à prendre le relai et à se donner au combat qui est loin d’être achevé afin que le cinéma africain retrouve sa place naturelle pour laquelle les Chériaa, les Sembene et autres ont tout sacrifié.

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